Montréal Circa 1908
Albert Ferland
1872 - 1943

Poète et dessinateur né à Montréal, sécrétaire et président de l' École littéraire de Montréal où il a rencontré Émile Nelligan, Albert Ferland a écrit en poésie Le Canada chanté et a préfacé les Récits laurentiens du frère Marie-Victorin

Il ne réussit pas à vivre de son art. Vers le début de la quarantaine, le souvenir de cette enfance appeleit les mots. Ce fut les écrits du Pays de Canard Blanc. Le chef Algonquin Amable Canard Blanc, qui l'initia à l'imaginaire de son peuple, vivait avec sa famille sur la grande île du lac Simon, face à la terre familiale. Ce livre, qu'Albert Ferland se proposait de donner à la littérature, s'élabora peu avant la grande guerre 1914-1918. Ces pages, les plus attendues, les plus intimes d'Albert Ferland, restèrent dans son tiroir de sa vie durant.

Lors d'un changement apporté aux noms de certaines rues du village en mars 1959, se souvenant de l'artiste qui avait exécuté le portrait de son père, le maire Urbain Chéné suggéra de nommer le chemin qui reliait les municipalités de Lac-Simon et de Chénéville du nom de rue Albert-Ferland.

Albert Ferland est le seul artiste de la Petite-Nation à voir cette reconnaissance. La ville de Montréal, sa ville natale, et celle de Sainte-Julie, en Montérégie, qui souhaitait un écrivain et un historien canadien-français pour conserver un caractère historique au secteur qu'elle développait, ont une rue à son nom.

Sa grand-mère Sophie Beaudoin et son grand-père Onésime Ferland, leurs filles  Virginie, ainsi que Herméline qui à tenu l'orgue pendant cinquante deux ans à l'église, Marie la soeur d'Albert, sont enterrés au cimetière de la paroisse.

Jean-Guy Paquin, extraits du livre Le Pays de Canard Blanc, Écrits des Hautes-Terres, Montpellier, 271 pages, 2004. ©  Écrits des Hautes-Terres et Jean-Guy Paquin.

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