Le cimetière sur le chemin de la Petite-Nation qu'on aborde en face de l'église est discrètement logé derrière une haie de cèdres. Marie-Louise Simon et Amable Canard Blanc sont inhumés ici. Amable Canard Blanc s'est marié à Oka sous le nom d'Amable Kanaabanoketch à Louise Minawasikekwe 12 juillet 1857. Louise était la fille de Simon Kanawato, celui qui a donné son nom au lac Simon.


Canard Blanc sur son île, circa 1930
Albert Ferland a écrit sur eux : " L'Algonquin Canard Blanc, parti dans sa jeunesse du lac des Deux Montagnes,  remonta en canot le court de la Petite-Nation, pour aller demander au Nord giboyeux les mêmes biens, la même liberté que ces ancêtres, au temps primitif, y trouvaient et qu'ils devaient - disaient-ils - à la bonté de Manitou, le Grand Esprit. " (fonds Albert-Ferland, Université d'Ottawa)

Louise Simon mourut le 25 mars 1927. Elle avait vécu sa vie sur l'île Canard Blanc mais personne ne peut dire si ce fut jusqu'au moment de son dernier souffle, à l'âge de 87 ans environ. Amable, vers la fin de sa vie, demeurait au village de Chénéville chez sa fille Asilda et son gendre François d'Assise Pilon. Il mourut le 19 septembre 1931, à 97 ans.

 

Leurs enfants se dispersèrent, certains en Ontario. Joseph fut enterré sur la réserve de Whitefish Lake à Naughton, près de Sudbury. Olivine mourut à Sainte-Sophie dans le comté de Terrebonne et Marie-Louise décéda à Montréal. Elles furent toutes deux inhumées à Chénéville. Asilda, Catherine, Angèle, cette dernière cousait, résidaient au village de Chénéville. Jean-Baptiste demeurait à la Pointe-à-Baptiste au lac Gagnon, à Duhamel, ainsi que son frère Hyacinthe. Ce drenier fabriquait des canots d'écorce miniatures qu'il écoulait, à son kiosque de Chénéville, au temps des courses sous harnais. Très populaires dans les années 1950, les chevaux couraient dans le secteur du parc Urbain-Chéné.

Jean-Guy Paquin, extraits du livre Le pays de Canard Blanc, Écrits des Hautes-Terres, Montpellier, 271 pages, 2004. © Écrits des Hautes-Terres et Jean-Guy Paquin.

Marie-Louise Simon et le curé Adrien Guillaume, debouts au centre, circa 1925.

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